Le temps venant
à me manquer, compte tenu de nouvelles activités professionnelles, Pascal Martineau vient de me coiffer au poteau sur le thème de Cyrano que le CADO présente en ce moment à Orléans, dans l'adaptation de Christine Weber, à laquelle j'ai assisté ce
week-end.
Pascal martineau nous offre un passage de l'oeuvre, la ballade des "non merci", en réponse, a priori, à, d'une part son billet sur Monsieur Chat et d'autre part, et peut-être inconsciemment,
en soutien à sa décision de ne plus publier les commentaires d'anonymes.
Le thème n'est pas tout à fait celui de la liberté, mais celui de l'idéal de vie dans son comportement vis à vis des autres.
Thème oh combien cher à mes yeux, répondant à un questionnement incéssant sur l'importance du regard des autres dans la création de son propre espace terrestre personnel. Donc je lui
répondrais sur son blog (en espèrant qu'il me publiera malgré mon "anonymat" relatif).
Je souhaite traiter d'un autre thème sur ce sujet :
A l'entrée de la salle, nous a été distribué un flyer de présentation de Cyrano qui semble t-il a été édité par le CADO (imprimerie Prévost Offset).

Recto : Le CADO présente Cyrano d'après Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, adaptation Christine Weber, Mise en scène André Serré avec Jacques Weber
et Anna Suarez, Xavier Thiam, Touve R. Ratovondrahety.
Jusque là tout va bien.
Verso : Une critique nous
précisant que le jeu de Jacques Weber est parfait, et "qu'il n'est jamais facile d'être un grand acteur quand on a une personnalité comme la sienne. Comme nombre d'écrivains la tentation est
forte de se laisser emporter par son caractère" mais fort heureusement Jacques Weber sait parfaitement échapper à l'écueil de "réduire ainsi l'espace de représentation des
autres".
Cette critique est signée "Le Figaro".
Ah ! Faut-il donc préparer les spectateurs en les conditionnant de la sorte, et en leur disant : si vous pensez que Jacques Weber prend trop d'espace et bien sachez que vous vous trompez !
Il est parfait, et il sait laisser la place aux autres. d'ailleurs vous êtes profanes et vous n'y comprenez rien !
De plus, le choix de ne porter qu'une seule critique sur ce document provenant du Figaro est-il juste ?
Quel intérêt ? les spectateurs sont déjà dans la salle, ils ont déjà payé leur place !
Personnellement, j'ai perçu une grande hétérogénéïté dans le jeu des acteurs, couronnée par un salut où Jacques Weber se met en scène seul, puis appelle ses comparses.
L'art ne peut exister que par le regard du public.
Mesdames et Messieurs les grands organisateurs de nos spectacles orléanais, merci de ne pas orienter notre critique par ces manoeuvres à l'entrée du spectacle, nous sommes en
capacité à nous faire notre propre opinion.
Ils ont écrit